Présentation du projet
CambioNet

Le projet CambioNet vise à promouvoir la bioéconomie dans la région Caraïbe/Amazonie.

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QUEL EST LE PROJET CAMBIONET ?

Le projet INTERREG CambioNet est un projet de 6 millions d’euros cofinancé par le Programme Interreg V Caraïbe dans le cadre du Fonds européen de développement régional (FEDER), le Fonds Européen pour le développement (FED) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). L’objectif principal du projet est d’accélérer la modernisation bioéconomique de l’agriculture dans la Caraïbe/Amazonie en apportant aux petites exploitations agricoles des solutions concrètes et innovantes pour relever trois principaux défis, à savoir : la souveraineté alimentaire, la transition écologique et le changement climatique ainsi que la préservation de la biodiversité.

POUR UNE BIOECONOMIE RÉGÉNÉRATRICE ET SYMBIOTIQUE DES TERRITOIRES CARIBÉENS ET AMAZONIENS

Ce projet vise à promouvoir la bioéconomie dans la région Caraïbe/Amazonie en utilisant l’agriculture de petite échelle comme un levier stratégique pour répondre aux enjeux environnementaux, économiques et sociaux de la région.

1. Contexte et Enjeux

Cadre international en faveur d’un déploiement de la bioéconomie à l’échelle planétaire. L’Union Européenne et d’autres pays ont adopté des stratégies de bioéconomie pour répondre à des enjeux mondiaux tels que l’insécurité alimentaire, la protection de la biodiversité, la transition énergétique, et le changement climatique. La Caraïbe/Amazonie fait face à des défis importants, notamment la dépendance alimentaire, la dégradation des ressources naturelles, la vulnérabilité face au changement climatique, le chômage et l’insécurité.

2. Bioéconomie Symbiotique et Régénérative

La bioéconomie repose sur l’utilisation durable des ressources vivantes pour créer des produits, des matériaux et de l’énergie. Elle intègre des principes de durabilité, d’innovation industrielle, et de bouclage des cycles pour maintenir l’équilibre entre productivité et résilience.

3. Rôle de l'Agriculture

L’agriculture et notamment celle de petite échelle, qui représente une grande partie des exploitations dans la région, est sous-utilisée, alors qu’elle pourrait jouer un rôle clé en adoptant des approches agroécologiques, et en s’intégrant dans des schémas d’économies circulaires.

L’initiative portée par l’ONG CambioNet vise à relever 3 objectifs majeurs :

  • Définir une vision stratégique pour la transition agroécologique, alimentaire, climatique et bioéconomique.
  • Favoriser l’innovation en réseau pour améliorer les performances économiques et environnementales des petites exploitations agricoles.
  • Co-construire des politiques publiques pour soutenir cette transition sur le long terme.

 

CambioNet s’engage à anticiper et créer les conditions favorables à l’épanouissement des populations dans la région en déployant les principes de la bioéconomie en collaboration avec des acteurs gouvernementaux régionaux, et de la société civile.

L’ONG CambioNet prévoit de mettre en place une gouvernance régionale impliquant la société civile, les sphères académiques, et les décideurs pour soutenir la décision stratégique et sa mise en œuvre.

CambioNet prévoit de mobiliser les pays de la région Caraïbe/Amazonie et d’établir des réseaux, des laboratoires, des curriculum universitaires régionaux sur la bioéconomie, des plateformes d’innovation, des incubateurs, et des plans d’action territoriaux pour soutenir la bioéconomie.

Les actions prioritaires de l’ONG comprennent la valorisation des résultats du projet CambioNet, le portage d’une phase II dite CambioNet+ (2024-2027), la consolidation de la gouvernance régionale, le renforcement de l’équipe de l’ONG, et la recherche de financements.

À l’horizon 2027, l’ONG envisage de prendre en compte de nouvelles thématiques liées à la bioéconomie (forêt, milieux halieutiques, énergie, transport, tourisme), et d’ouvrir potentiellement à d’autres bassins et communautés (Océans Indien et Pacifique) partageant des problématiques similaires.

LES ZONES GÉOGRAPHIQUES DU PROJET

Les activités de CambioNet se déploieront sur trois grandes zones géographiques comprenant le Bassin Amazonien (Guyane, Surinam, Trinidad & Tobago), les Petites Antilles (les pays membres de l’OECS dont la Guadeloupe et la Martinique), les Grandes Antilles (Cuba, République Dominicaine et Haïti).

UNE NOUVELLE AMBITION POUR LA CARAÏBE/AMAZONIE

L’Union Européenne et de nombreux autres pays se sont dotés d’une stratégie de bioéconomie pour répondre, de manière prioritaire et planétaire, aux enjeux de réduction de l’insécurité alimentaire, de protection de valorisation de la biodiversité, de sortie des énergies fossiles, de stabilisation du réchauffement climatique, de conduite des transitions agroécologiques et énergétiques et de construction des agricultures du futur.

Les chiffres alarmants relatifs à la dépendance alimentaire (70 à 80 %) des pays de la Caraïbe/Amazonie, à la dégradation du tissu rural et des ressources naturelles (sols, érosion de la biodiversité, etc.), au chômage et à l’insécurité, aggravés par la crise sanitaire et l’instabilité géopolitique actuelle, militent pour la recherche de nouveaux modèles de développement. La vulnérabilité de nos régions face au changement global, et, singulièrement, au changement climatique, requiert la construction d’une vision stratégique partagée, que l’on doit s’efforcer de piloter de concert pour obtenir des résultats à des échelles significatives pour impacter durablement, et construire la résilience.

L’agriculture peut, dans ce cadre, constituer un véritable levier stratégique, pour peu que l’on puisse l’aborder sous un angle différent des grandes orientations qui ont prévalu jusqu’alors, favorables au modèle dominant de l’agro-exportation fondé sur les pratiques de l’agriculture conventionnelle intensive. L’agriculture de petite échelle qui est la plus représentée (70 à 90 % des exploitations dans la Caraïbe/Amazonie), mais, paradoxalement, la plus marginalisée des circuits d’aide et d’appui, peut, dans sa dimension multifonctionnelle en symbiose avec d’autres secteurs (pêche, forêt, énergie, transport, tourisme, etc.), y jouer un rôle déterminant, moyennant une prise en compte spécifique dans les politiques agricoles et de R&D, en s’appuyant sur les nouveaux rouages portés par la transition bioéconomique.

Ceux-ci incluent le recours aux technologies traditionnelles et scientifiques innovantes de pointe pour la production à petite échelle (agroécologie, agroforesterie, permaculture, ponics, petite mécanisation, etc.) et l’agro-transformation pour la valorisation alimentaire, ou non, (chimie verte, bio-process, etc.), intégrées dans des schémas d’économies circulaires et de distribution pensés à l’échelle de territoires connectés, intelligents et attractifs (typicité, agritourisme, restauration, énergie, artisanat, etc.).

LES 5 OBJECTIFS DE LA STRATÉGIE EUROPÉENNE DE BIOÉCONOMIE

(Objectif 5 revu et adapté à la réalité caribéenne/amazonienne)

Assurer la souverainté alimentaire et nutritionnelle

Gérer les ressources naturelle de manière durable

Réduire la dépendance aux ressources non renouvelables et non durables

Atténuation et adaptation à l’atténuation des changements climatiques

Renforcer la coopération régionale et la création d’emplois

VERS UNE BIOÉCONOMIE SYMBIOTIQUE ET RÉGÉNÉRATIVE

Qu’est-ce que la bioéconomie : La bioéconomie est un concept qui englobe toutes les activités visant à l’utilisation durable des ressources provenant de la photosynthèse, telles que les plantes, les arbres et les organismes marins, pour créer des produits, des matériaux et de l’énergie, tout en tenant compte des aspects économiques, sociaux et environnementaux.

  • Rôle de la bioéconomie dans la croissance territoriale : La bioéconomie peut être un puissant un levier de croissance territoriale en créant de la valeur du champ aux consommateurs. Elle adopte une approche holistique en intégrant la biomasse dans la production alimentaire, les matériaux et l’énergie, conduisant à un écosystème responsable et durable.
  • Innovation industrielle et bioéconomie : La bioéconomie exige une innovation industrielle significative. Cela inclut le développement de nouveaux matériaux biosourcés pour diverses industries, de nouvelles sources d’énergie bio, et de nouveaux produits bio pour la biopharmacie.
  • Impacts sur l’agriculture et l’alimentation : La bioéconomie a des implications majeures pour l’agriculture et l’alimentation, par exemple, en favorisant le développement de protéines végétales pour l’alimentation humaine ou animale. Cela peut réduire la consommation d’engrais azotés et promouvoir une alimentation saine.
  • Approche écosystémique et bioressources : La bioéconomie repose sur une approche écosystémique en utilisant des solutions inspirées de la nature pour créer des produits et des matériaux. Les propriétés des organismes vivants sont exploitées pour trouver des solutions durables et efficaces.
  • Approche territoriale de la bioéconomie : L’approche territoriale considère l’espace comme plus qu’un simple support économique, en tenant compte des spécificités géographiques, sociales et culturelles. Elle cherche à optimiser l’utilisation des ressources locales tout en s’appuyant sur des principes de durabilité et de responsabilité environnementale.
  • Conditions pour le développement d’activités bioéconomiques : Le développement d’activités bioéconomiques dépend de conditions techniques, réglementaires, horizontales, verticales, et systémiques. L’interaction entre ces conditions influence la viabilité et le succès d’une nouvelle activité.
  • Bouclage des cycles et homéostasie : La bioéconomie vise à boucler les cycles de matière et d’énergie, en imitant les principes de régulation et d’homéostasie observés dans la nature. Elle s’efforce d’assurer un équilibre entre la productivité économique et la résilience environnementale.

En résumé, la bioéconomie repose sur l’utilisation durable des ressources vivantes pour créer des produits, des matériaux et de l’énergie. Elle intègre des aspects économiques, sociaux et environnementaux, en cherchant à trouver un équilibre entre la productivité et la durabilité. Dans notre approche de la bioéconomie, nous intégrerons :

  1. Les principes apportés par l’économie symbiotique, reposant sur la symbiose entre l’intelligence humaine, la puissance des écosystèmes naturels et la technosphère (les outils) pour produire sans épuiser les ressources, mais en les régénérant.
  2. De même que ceux relatifs à la  dimension territoriale pour assoir cette dynamique en tenant compte des spécificités locales et en cherchant à optimiser les interactions entre les acteurs et les ressources d’une région donnée.
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