Le projet CambioNet vise à promouvoir la bioéconomie dans la région Caraïbe/Amazonie.
Accueil > Présentation du projet CambioNet
Le projet INTERREG CambioNet est un projet de 6 millions d’euros cofinancé par le Programme Interreg V Caraïbe dans le cadre du Fonds européen de développement régional (FEDER), le Fonds Européen pour le développement (FED) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). L’objectif principal du projet est d’accélérer la modernisation bioéconomique de l’agriculture dans la Caraïbe/Amazonie en apportant aux petites exploitations agricoles des solutions concrètes et innovantes pour relever trois principaux défis, à savoir : la souveraineté alimentaire, la transition écologique et le changement climatique ainsi que la préservation de la biodiversité.
Ce projet vise à promouvoir la bioéconomie dans la région Caraïbe/Amazonie en utilisant l’agriculture de petite échelle comme un levier stratégique pour répondre aux enjeux environnementaux, économiques et sociaux de la région.
Cadre international en faveur d’un déploiement de la bioéconomie à l’échelle planétaire. L’Union Européenne et d’autres pays ont adopté des stratégies de bioéconomie pour répondre à des enjeux mondiaux tels que l’insécurité alimentaire, la protection de la biodiversité, la transition énergétique, et le changement climatique. La Caraïbe/Amazonie fait face à des défis importants, notamment la dépendance alimentaire, la dégradation des ressources naturelles, la vulnérabilité face au changement climatique, le chômage et l’insécurité.
La bioéconomie repose sur l’utilisation durable des ressources vivantes pour créer des produits, des matériaux et de l’énergie. Elle intègre des principes de durabilité, d’innovation industrielle, et de bouclage des cycles pour maintenir l’équilibre entre productivité et résilience.
L’agriculture et notamment celle de petite échelle, qui représente une grande partie des exploitations dans la région, est sous-utilisée, alors qu’elle pourrait jouer un rôle clé en adoptant des approches agroécologiques, et en s’intégrant dans des schémas d’économies circulaires.
L’initiative portée par l’ONG CambioNet vise à relever 3 objectifs majeurs :
CambioNet s’engage à anticiper et créer les conditions favorables à l’épanouissement des populations dans la région en déployant les principes de la bioéconomie en collaboration avec des acteurs gouvernementaux régionaux, et de la société civile.
L’ONG CambioNet prévoit de mettre en place une gouvernance régionale impliquant la société civile, les sphères académiques, et les décideurs pour soutenir la décision stratégique et sa mise en œuvre.
CambioNet prévoit de mobiliser les pays de la région Caraïbe/Amazonie et d’établir des réseaux, des laboratoires, des curriculum universitaires régionaux sur la bioéconomie, des plateformes d’innovation, des incubateurs, et des plans d’action territoriaux pour soutenir la bioéconomie.
Les actions prioritaires de l’ONG comprennent la valorisation des résultats du projet CambioNet, le portage d’une phase II dite CambioNet+ (2024-2027), la consolidation de la gouvernance régionale, le renforcement de l’équipe de l’ONG, et la recherche de financements.
À l’horizon 2027, l’ONG envisage de prendre en compte de nouvelles thématiques liées à la bioéconomie (forêt, milieux halieutiques, énergie, transport, tourisme), et d’ouvrir potentiellement à d’autres bassins et communautés (Océans Indien et Pacifique) partageant des problématiques similaires.
Les activités de CambioNet se déploieront sur trois grandes zones géographiques comprenant le Bassin Amazonien (Guyane, Surinam, Trinidad & Tobago), les Petites Antilles (les pays membres de l’OECS dont la Guadeloupe et la Martinique), les Grandes Antilles (Cuba, République Dominicaine et Haïti).
L’Union Européenne et de nombreux autres pays se sont dotés d’une stratégie de bioéconomie pour répondre, de manière prioritaire et planétaire, aux enjeux de réduction de l’insécurité alimentaire, de protection de valorisation de la biodiversité, de sortie des énergies fossiles, de stabilisation du réchauffement climatique, de conduite des transitions agroécologiques et énergétiques et de construction des agricultures du futur.
Les chiffres alarmants relatifs à la dépendance alimentaire (70 à 80 %) des pays de la Caraïbe/Amazonie, à la dégradation du tissu rural et des ressources naturelles (sols, érosion de la biodiversité, etc.), au chômage et à l’insécurité, aggravés par la crise sanitaire et l’instabilité géopolitique actuelle, militent pour la recherche de nouveaux modèles de développement. La vulnérabilité de nos régions face au changement global, et, singulièrement, au changement climatique, requiert la construction d’une vision stratégique partagée, que l’on doit s’efforcer de piloter de concert pour obtenir des résultats à des échelles significatives pour impacter durablement, et construire la résilience.
L’agriculture peut, dans ce cadre, constituer un véritable levier stratégique, pour peu que l’on puisse l’aborder sous un angle différent des grandes orientations qui ont prévalu jusqu’alors, favorables au modèle dominant de l’agro-exportation fondé sur les pratiques de l’agriculture conventionnelle intensive. L’agriculture de petite échelle qui est la plus représentée (70 à 90 % des exploitations dans la Caraïbe/Amazonie), mais, paradoxalement, la plus marginalisée des circuits d’aide et d’appui, peut, dans sa dimension multifonctionnelle en symbiose avec d’autres secteurs (pêche, forêt, énergie, transport, tourisme, etc.), y jouer un rôle déterminant, moyennant une prise en compte spécifique dans les politiques agricoles et de R&D, en s’appuyant sur les nouveaux rouages portés par la transition bioéconomique.
Ceux-ci incluent le recours aux technologies traditionnelles et scientifiques innovantes de pointe pour la production à petite échelle (agroécologie, agroforesterie, permaculture, ponics, petite mécanisation, etc.) et l’agro-transformation pour la valorisation alimentaire, ou non, (chimie verte, bio-process, etc.), intégrées dans des schémas d’économies circulaires et de distribution pensés à l’échelle de territoires connectés, intelligents et attractifs (typicité, agritourisme, restauration, énergie, artisanat, etc.).
Assurer la souverainté alimentaire et nutritionnelle
Gérer les ressources naturelle de manière durable
Réduire la dépendance aux ressources non renouvelables et non durables
Atténuation et adaptation à l’atténuation des changements climatiques
Renforcer la coopération régionale et la création d’emplois
Qu’est-ce que la bioéconomie : La bioéconomie est un concept qui englobe toutes les activités visant à l’utilisation durable des ressources provenant de la photosynthèse, telles que les plantes, les arbres et les organismes marins, pour créer des produits, des matériaux et de l’énergie, tout en tenant compte des aspects économiques, sociaux et environnementaux.
En résumé, la bioéconomie repose sur l’utilisation durable des ressources vivantes pour créer des produits, des matériaux et de l’énergie. Elle intègre des aspects économiques, sociaux et environnementaux, en cherchant à trouver un équilibre entre la productivité et la durabilité. Dans notre approche de la bioéconomie, nous intégrerons :
BARBADOS
Population 285 000
Capitale Bridgetown (89 000 hab.)
Superficie 430 Km2
Densité 662,7 hab./Km2
Monnaie Dollar barbadien ($ BBD)
Fête nationale 30 novembre
Dirigeants Gouverneure générale : Sandra Mason (janvier 2018)
Premier Ministre : Mia Mottley (mai 2018)
PIB/hab. 16 503 $USD (2017) (constant 2010 US$)
Agriculture dans PIB 1,2 %
Pop. active dans Agric. 10,2 %
IDH Rang : 54ème 795 / 1 (2015)
____________________________________
Historiquement, la Barbade dépendait de la culture de la canne à sucre et des activités connexes. Les principales productions sont la canne à sucre, la mélasse, le coton et les légumes. Cependant, depuis la fin des années 1970, et le début des années 1980, l’économie s’est diversifiée dans les secteurs de la construction et du tourisme dont la contribution à l’économie (12%) est 10 fois supérieure à celle
de l’agriculture qui voit sa production décliner ces dernières années. La Barbade importe plus de 70 % de ses besoins alimentaires, et la majorité de ses intrants dans l’agriculture et la fabrication et la plupart des biens de consommation.
Dans ce contexte économique morose, la Barbade maintient un approvisionnement alimentaire de 3 111 calories par personne et par jour, dépassant les besoins minimaux de sa population.
Le Ministère de l’Agriculture s’est lancé dans un programme de cartographie des terres de la Barbade pour s’assurer que seuls les sols de la plus haute qualité seront utilisés à des fins agricoles. et met en œuvre le programme «Land for the Landless», pour augmenter la surface cultivée du pays, et louer des terres aux agriculteurs qui manquent de terres productives. Il fournit, également, un soutien par
le biais de machines agricoles pour les petits et moyens producteurs qui ne disposent pas de machines tractées adéquates pour le labour et l’ensemencement.
Dans les années récentes, et sous l’impulsion de la Barbados Agricultural Society, l’attention s’est portée sur la nécessité de réduire l’importance de la consommation d’énergie non renouvelable par l’industrie cannière et l’agriculture conventionnelle en renouant avec des pratiques autrefois utilisées (éoliennes, vapeur) et en développant des pratiques agricoles plus économes et respectueuses de l’environnement. Le Caribbean Permaculture Research Institute (CPRI) contribue également à promouvoir le développement d’écosystèmes agricoles durables et autosuffisants. Le pays fournit des financements aux entreprises agricoles productives à travers le Fonds de développement agricole. Concernant, la dimension d’utilisation de la sécurité alimentaire et nutritionnelle le pays s’est également engagée dans un programme actif de prévention, du fait du fort taux de prévalence de surpoids dans la population. Les programmes de la Fondation des maladies du cœur de la Barbade mettent l’accent sur la saine alimentation, l’exercice régulier, et le contrôle de la santé, tandis que l’Association des producteurs et consommateurs de produits biologiques (OGCA) et le Projet GreenTech poursuivent pour objectif l’éducation nutritionnelle, et le soutien à ce type d’agriculture.
Le gouvernement poursuit, par ailleurs, sa politique de restructuration du secteur de l’industrie de la canne pour s’orienter vers une production de produits dérivés tels que l’éthanol et les sucres spéciaux.
CUBA
Capitale : La Havane (2 136 millions hab.)
Population : 11, 5 millions
Superficie : 110 860 Km2
Densité : 103,7 hab./Km2
Monnaie : Peso cubain (CUC)
Fête nationale : 30 novembre
Dirigeants 1er Vice-Président : Salvador Valdés Mesa
Premier ministre : Miguel Diaz-Canel (avril 2018)
PIB/hab : 7 815 $ US (2017) (constant 2010 US$)
Agriculture dans PIB : 3,9 %
Pop. active dans Agric. : 18 %
IDH Rang : 73ème 0,775/1 (2015)
____________________________________
Après avoir été le plus grand exportateur mondial de sucre, Cuba est, maintenant, le 6ème producteur mondial de sucre avec 1,5 MT alors qu’il en produisait 8 MT en 1960. La canne à sucre occupe, aujourd’hui, le tiers de la surface cultivée du pays. Seules 54 unités de production fonctionnent encore, et 60 % des terres sucrières servent, désormais, à d’autres cultures ou à la pâture. Viennent ensuite le riz, la patate douce et le tabac, majoritairement cultivé à l’ouest et au centre-ouest, et dont la récolte (50 000 tonnes par an) sert en grande partie à la fabrication de cigares de réputation mondiale. Cuba produit trois cents millions de cigares par an, ainsi qu’une bonne douzaine de milliards de cigarettes. Les autres productions agricoles sont le café, les agrumes, les ananas, les mangues, les bananes et les cultures maraîchère.
Alors que Cuba importe la majorité de ses calories et de ses protéines, l’agriculture urbaine a augmenté la sécurité alimentaire et souveraineté dans le domaine de la production maraîchère. En 2015, Cuba «importait 70 % de ce qu’elle consommait à un coût annuel de 1,8 milliard de dollars. Cependant, depuis plus de vingt ans, l’île s’est convertie à l’agriculture biologique ( « organoponicos »). Elle compte aujourd’hui 400 000 exploitations agricoles urbaines qui produisent 1,5 millions de tonnes de légumes frais qui couvrent 70 %, et parfois plus, de la consommation de La Havane.
Les instituts de recherche, fortement relayés par l’Association nationale des petits agriculteurs (ANAP) et la Campesino-a-Campesino (CAC), ont développé un processus d’auto-apprentissage aux méthodes de l’agroécologie.
Outre le fait qu’avec 70 000 Ha Cuba est devenue le N°1 mondial de l’agriculture urbaine, l’île compte 20 % de ses surfaces en agriculture biologique. Les résultats de cette politique sont visibles : réduction de la contamination des sols, de l’air et de l’eau par les pesticides et les engrais chimiques, diversification des productions et de l’alimentation, recyclage des déchets, réduction au minimum des coûts de transport, sécurité alimentaire, baisse de la pollution, développement de l’emploi…
Des programmes spécifiques destinés à maximiser les cultures et l’élevage, avec l’aide de ressources internationales; continuent néanmoins d’utiliser des techniques intensives de type industriel avec irrigation à pivot, grosse mécanisation, fertilisants et pesticides pour la pomme de terre, le riz et le soja dans des zones protégées représentant moins de 10 pour cent des terres cultivées.
DOMINICA
Capitale Roseau (15 000 d’hab.)
Population 73 897
Superficie 751 Km
Densité 98,3 hab./Km2
Langue officielle Anglais, Créole
Monnaie East Caribbean dollar
Fête nationale 3 novembre
Dirigeants Président : Charles Savarin (octobre 2013)
Premier ministre: Roosevelt Skerrit (décembre 2014)
PIB/hab 6 557 $USD (2017) (constant 2010 US$)
Agriculture dans PIB 17 %
Pop. active dans Agric. 21 %
IDH Rang : 103ème 0,726 / 1 (2015)
____________________________________
Le Commonwealth de la Dominique, la nature aussi connue comme l’île des Caraïbes, est la plus septentrionale et la plus grande des îles du Vent. L’île est fortement boisée et est parcourue de plus de 365 rivières ainsi que de nombreux lacs et cascades.
L’économie dominiquaise a été largement dépendante de l’agriculture, mais le gouvernement cherche, aussi, à promouvoir le pays en tant que destination «écotouristique». La Dominique a connu un «boom de la banane» dans les années 1980, lorsque l’accès au marché britannique lui garantissait jusqu’à 70 % des recettes d’exportation.
Depuis le début de l’année 2000, l’industrie de la banane dans la région s’est effondrée suite à la fin du traitement préférentiel en Europe. Le secteur agricole en général s’est considérablement contracté ces dernières années. En 1980, l’agriculture représentait près d’un tiers de la production totale de l’île et ne représentait plus que 1/8 de l’activité domestique totale. Avec la baisse du marché européen en tant que destination à l’exportation, l’accent a été mis sur la diversification vers d’autres cultures: tels que les agrumes, les légumes, le café, le cacao, noix de coco, les huiles à base de plantes, d’extraits, de patchouli, aloe vera, fleurs coupées, les mangues, goyaves et papayes ainsi que la production de savon. Face aux difficultés que rencontre le secteur, le Ministère de l’Agriculture, avec le soutien de l’OECO et de l’IICA, a amorcé une politique de revitalisation de l’agriculture vivrière en lançant un programme de formation aux bonnes pratiques (Good Agricultural Pratices -GAP) appelé à jouer un rôle clé dans l’amélioration des opérations agricoles et d’assurer la salubrité des aliments produits. Conçu pour les agents de vulgarisation et les intervenants du secteur privé le long de la chaîne de valeur il leur permettra d’aider les agriculteurs à atteindre des normes élevées de sécurité et de performance de la qualité des aliments. Il aborde, également, l’évaluation des systèmes et des pratiques de gestion agricoles, régulièrement, pour mesurer la performance. Face aux enjeux de la transition énergétique et des changements climatiques, le Gouvernement a fait part de son intention d’intégrer ces questions dans la mise en œuvre de la politique agricole à l’instar des recommandations faites par le programme de « l’Agriculture Intelligente face au Climat » (CSA), préconisé par la FAO comme une approche permettant de guider les actions nécessaires pour transformer et réorienter les systèmes agricoles, soutenir efficacement le développement et assurer la sécurité alimentaire dans un climat changeant.
L’ASC vise à accroître durablement la productivité agricole et à améliorer, adapter et renforcer la résilience au changement climatique, et à réduire les émissions de gaz à effet de serre lorsque cela est possible. À cet égard, La Dominique « devra réduire sa dépendance à l’agriculture pluviale et regarder de plus en plus à l’irrigation, la technologie de serre, l’aquaculture, la mariculture et la culture hydroponique »
DOMINICAN REPUBLIC
Capitale Santo Domingo (3 172 millions d’hab.)
Population 10,734 millions
Superficie 46 072 Km2
Densité 232,9 hab./Km2
Langues officielles Espagnol
Monnaie Peso dominicain
Fête nationale 27 février
Dirigeants Président: Danilo Medina (mai 2016)
Vice-Présidente : Margarita Cedeño de Fernández
PIB/hab 7 153 $USD (2017) (constant 2010 US$)
Agriculture dans PIB 5,5 %
Pop. active dans Agric. 14,4 %
IDH Rang : 95ème 0,726 / 1 (2015)
____________________________________
Selon l’Office national des statistiques (ONE) et du ministère de l’Agriculture, la République Dominicaine compte 319 676 unités de production agricole et un total de 259 971 producteurs agricoles, dont 83,7 % d’hommes et 16,3 % de femmes. Soixante-deux pour cent sont consacrés à la production végétale et vingt pour cent à l’élevage
Avec les quatre grands produits d’exportation que sont le sucre (2ème producteur caribéen après Cuba), le café, le tabac (1er producteur de cigares devant le Honduras et Cuba) et le cacao (10ème producteur mondial). Le pays détient par ailleurs 80 % du marché mondial des bananes bio, soit 25 % de ses exportations totales.
L’activité agricole se consacre également dans les cultures traditionnelles de cacao, café, le tabac, la banane plantain, les agrumes, les tomates, les légumes verts et le coton. La production dans le secteur agricole est principalement effectuée par de petits agriculteurs (moins de 3,13 ha) représentent 72 % du nombre total d’agriculteurs, mais ne représentent que 28 % de la superficie cultivée.
Au niveau de la Caraïbe, la République Dominicaine produit 46 % du riz et 42 % de la viande produite consommée dans les Grandes Antilles. Le pays se positionne également parmi les leaders des exportateurs de produits biologiques (cacao, banane, mangue, avocat) qui génèrent 500 millions de dollars par an
Longtemps centrée sur les exportations agricoles, l’économie dominicaine s’est réorientée vers les zones franches et le tourisme (6,1 % du PIB et 12 % en incluant les secteurs et services associés).
Membre de l’accord de libre-échange République dominicaine-Amérique centrale-États-Unis (Aleac-RD, et participant au Système d’intégration CentrAméricain (SICA), la République Dominicaine bénéficie de nombreuses opportunités commerciales. Elle possède une industrie agroalimentaire relativement solide et expérimentée. Ces entreprises fabriquent des produits tels que des huiles comestibles, des produits à base de blé, de la viande transformée, des conserves, des sauces, des produits laitiers, des boissons aromatisées et des boissons alcoolisées (en particulier du rhum et de la bière). La production de ces articles repose sur une combinaison d’intrants locaux et importés. On estime que la production locale couvre entre 50 et 60 % de la demande domestique, et qu’entre 30 à 40 % de l’ensemble des denrées et boissons sont importées.
Bien que les cultures permanentes représentent environ 350 000 hectares, et que 190 000 hectares de terres soient consacrés à la production de céréales, on compte quelque 1,4 million de personnes souffrant de sous-alimentation. De même, au cours des dernières années, l’apport protéique moyen par personne d’origine animale dans le pays a été de 28 grammes par jour, et le déficit journalier de calories est de 96 Kgcal/tête. Les céréales, les racines et les tubercules représentent, environ, 32 % de l’apport énergétique alimentaire en République dominicaine.
FRENCH GUIANA
Capitale Cayenne (54 833)
Population 252 338 hab.
Superficie 83 846 Km2
Densité 3,36 hab./ Km2
Langue officielle Français
Monnaie Euros (€ EUR)
Fête nationale 14 juillet
Dirigeants
Président de la République : Emmanuel Macron (mai 2017)
Président du Conseil exécutif de la Collectivité
Territoriale (CTG) : Rodolphe Alexandre (décembre 2015)
PIB/hab 18 069 $USD (2015)
Agriculture dans PIB 4,2 %
Pop. active dans Agric. %
IDH Rang : 34ème 0, 850 / 1(2010)
____________________________________
Les terres agricoles sont détenues à 90 % par l’État. Les progressions de la Surface Agricole Utilisée (SAU) et de la production agricole sont un enjeu clef pour l’économie de la Guyane, en raison du faible taux de couverture de son secteur primaire (3,0 % , en recul de 6,3 points en 10 ans.).
Depuis 2000, l’État a attribué 27 119 ha de massif forestier dont 40 % dédié à la petite agriculture. Les coûts de défrichage et d’aménagement des parcelles représentent néanmoins un obstacle d’envergure.
L’agriculture familiale guyanaise, en général vivrière (à hauteur de 85,1 %), est, le plus souvent, exercée sur brûlis à l’intérieur de petites parcelles agricoles : les « abattis-brulis ». Sur les 6 000 exploitations recensées en Guyane, près de 4 500 sont destinées à l’abattis-brulis. Elles représentent 77,5 % des exploitations tournées vers l’agriculture familiale. Ce système itinérant et tournant est orienté vers une économie d’autosubsistance. Bien que les troupeaux bovins figurent au 1er rang des élevages extensifs en France, la production de l’élevage guyanais ne parvient pas à suivre la forte progression de la population locale. Le taux d’autosuffisance s’établit à 18,9 % pour la viande bovine et 15,3 % pour la viande porcine.
Avec une Zone Économique Exclusive (ZEE) de 126 000 km2, la Guyane bénéficie d’une ressource halieutique abondante et de grande qualité. La filière pêche génère 800 emplois directs, et près de 2 400 emplois indirects. En comparaison avec les pays voisins, la production de la pêche guyanaise est faible : environ 5 200 tonnes de produits de la mer par an, contre près de 10 fois plus au Suriname et Guyana. La filière doit faire face à de nombreux enjeux de modernisation de sa flottille, de ses infrastructures portuaires et de transformation et de protection de l’équilibre de son écosystème. La forêt couvre 96 % du territoire guyanais, soit plus de 8 millions d’hectares dont la quasi-totalité des 8 millions d’hectares du massif forestier relève du domaine privé de l’État. 6 millions d’hectares sont confiés à la gestion de l’Office national des forêts (ONF), et 2,1 millions d’ha au Parc amazonien de Guyane.
La filière bois compte près de 215 entreprises (dont une grande majorité de TPE), qui représentent 830 emplois directs et génèrent un chiffre d’affaires de 76 M€ en 2015.
Bien que les cinq principales scieries transforment plus de 90 % des volumes exploités, la balance commerciale de la filière bois est structurellement déficitaire, notamment en raison de l’importance des importations de mobiliers en bois, mais surtout de la faiblesse des exportations des bois sciés. La production de biomasse constitue un débouché prometteur pour l’avenir de la filière mais aussi un élément fondamental pour sa pérennité. Les gisements potentiels de biomasse sont estimés à 700 000 m3 par an, soit une capacité de production de 40 MW d’électricité de façon continue.
GUADELOUPE
Capitale Pointe-à-Pitre (15 566 hab.)
Population 390 704 hab.
Superficie 1 628 Km2
Densité 240 hab. / Km2
Langue officielle Français
Monnaie Euros (€ EUR)
Fête nationale 14 juillet
Dirigeants Président de la République : Emmanuel Macron (mai 2017)
Président du Conseil régional : Ary Chalus (décembre 2015)
PIB/hab 24 668 $USD (2015)
Agriculture dans PIB 1,7 %
Pop. active dans Agric. 3,2 %
IDH Rang : 32ème 0, 858 / 1 (2010)
____________________________________
Le secteur de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche et de l’aquaculture génère en 2012 1,7 % de la richesse créée en Guadeloupe (contre 3,5 % en 2002), avec une valeur ajoutée estimée à 138,3 millions €. Le secteur agricole représente 4,4 % de l’emploi en Guadeloupe, et 7,8 % des exportations sont des produits agricoles, sylvicoles, de la pêche et de l’aquaculture (15 % du tonnage exporté). Dominée par la canne à sucre (13 700 Ha, 42 % des surfaces) , les prairies permanentes (10 000 Ha, 32 % des surfaces) et la banane (2 353 Ha, 7,6 % des surfaces), l’agriculture de la Guadeloupe présente la caractéristique de renfermer près de 20 000 Ha en friches ou insuffisamment cultivés, et de concéder près de 150 Ha par an à l’urbanisation et au développement des infrastructures. Le maintien de la sole foncière agricole représente, donc, un enjeu important. La canne à sucre totalise 12,5 % de la valeur ajoutée du secteur de l’agriculture en 2012, et constitue la première culture du département. Les sous-secteurs sucre et rhum représentent, quant à eux, 22,0 % de la valeur ajoutée de l’industrie agroalimentaire. Depuis 2010, le nombre d’exploitations continue de baisser à u rythme de 4 ̈% / an, ainsi que la population agricole, mais l’on constate une augmentation relative de la taille des exploitations (4,4 Ha contre 4).
La production agricole diminue également d’environ 4,8 % par an en moyenne. Elle est à 76,6 % végétale contre 80,3 %, tandis que les productions végétales et animales reculent respectivement de 29,1 % et de 11,7 %.
Les cheptels en Guadeloupe se composent essentiellement de bovins, d’ovins, de caprins, de porcins et de volailles. Historiquement, l’élevage de ruminants (bovins, ovins et caprins) est prépondérant. La production de viande guadeloupéenne est essentiellement destinée au marché local. La région demeure dépendante de l’approvisionnement extérieur. L’interprofession estime que 87,2 % de la viande consommée était importée. La volaille constitue la catégorie de viande la plus consommée et la plus importée. les importations de volaille représentent 56,9 % des viandes et abats comestibles importés, dont 55,3 % sous forme de viandes congelées ou surgelées.
Aux côtés d’une agriculture mécanisée tournée vers l’exportation, et grosse utilisatrice des produits de l’industrie pétrochimique (engrais, produits phytosanitaires, plastiques agricoles) subsiste également une riche diversité de produits maraichers, fruitiers et animaux de qualité, alimentant les marchés locaux et qui constituent toute la « typicité » de la Guadeloupe. La production locale ne couvre, par contre, que 20 % des besoins agro-alimentaires de l’archipel ce qui ouvre la voie à un important développement agricole endogène. L’agriculture biologique ne représente que 0,6 % de la SAU, soit 170 Ha. Le tonnage de poissons et crustacés importés représente le double de la production guadeloupéenne (6 095 tonnes en 2017).
HAITI
Capitale Port-au-Prince (2 637 millions hab.)
Population 10,646 millions
Superficie 27 750 Km2
Densité 383,6 hab./Km2
Langues officielles Créole haïtien, Français
Monnaie Gourde (HTG)
Fête nationale 1er janvier
Dirigeants Président: Jovenel Moise (Février 2017)
Premier ministre Jack Guy Lafontant (Mars2017)
PIB/hab 729 $USD (2017) (constant 2010 US$)
Agriculture dans PIB 28 %
Pop. active dans Agric. 38,1 %
IDH Rang : 164ème 0,493 / 1 (2015)
____________________________________
Avec 25 % de contribution au produit intérieur brut (PIB), le secteur agricole est la première source de revenus de l’économie d’Haïti. Il emploie environ 50 % de la population (66 % en milieu rural), soit un million de familles paysannes qui pratiquent une agriculture essentiellement de subsistance (maïs, tubercules) et de rente (café) sur des superficies moyennes de moins d’1 Ha.
Faiblement mécanisée, et utilisant très peu d’intrants, la production vivrière est en déclin. Les produits alimentaires de base sont parmi les premiers postes des importations qui représentent 50 fois la valeur des exportations en 2011. le taux d’insécurité alimentaire atteint 47 %. Alors qu’elle couvrait 80 % des besoins alimentaires nationaux en 1981, la production agricole ne couvre plus, aujourd’hui, que 40 % des besoins du pays. L’élevage constitue une part importante (près de 27 %) des activités de production des agriculteurs haïtiens.
Les difficultés d’accès des agriculteurs, éleveurs et pêcheurs à des technologies améliorées performantes, la faiblesse des services de protection zoo et phytosanitaire, l’insuffisance des infrastructures rurales (irrigation, logistique…), l’insécurité de la tenure foncière, ainsi qu’une forte vulnérabilité aux désastres naturels aggravée par l’état de dégradation avancé des ressources naturelles, comptent parmi les principaux freins au développement de l’agriculture haïtienne.
Le secteur agricole souffre de sous-investissement chronique depuis des décennies; le budget de fonctionnement et d’investissement alloué au secteur est très faible (6,5 % du PIB). Le développement du secteur agricole haïtien fait face à de nombreuses difficultés, parmi lesquelles un faible accès au financement, aux technologies, aux conseils et à la formation. L’investissement au sein des exploitations reste limité. La dégradation des infrastructures tels que les systèmes d’irrigation et les équipements de stockage handicape la production.
En 2015, le Ministère de l’Agriculture a défini un Programme Triennal de Relance Agricole (PTRA 2013-2016) reposant sur quatre grands axes : l’Appui à l’Agriculture Familiale, le Renforcement de l’Agriculture à Finalité Commerciale, le Développement des Infrastructures Agricoles et l’Aménagement des Bassins Versants, le Renforcement Institutionnel et de la Gouvernance du secteur agricole.
MARTINIQUE
Capitale Fort-de-France (79 820 hab.)
Population 376 847 hab.
Superficie 1 128 Km2
Densité 329,1 hab./ Km2
Langue officielle Français
Monnaie Euros (€ EUR)
Fête nationale 14 juillet
Dirigeants
Président de la République : Emmanuel Macron (mai 2017)
Président du Conseil exécutif de la Collectivité Territoriale
(CTM) : Alfred Marie-Jeanne (décembre 2015)
PIB/hab 26 988 $USD (2015)
Agriculture dans PIB 2,8 %
Pop. active dans Agric. 3,5 %
IDH Rang : 30ème 0,880 / 1 (2010)
____________________________________
Le secteur de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche génère 2,6 % de la valeur ajoutée de la Martinique (4,0 % de la valeur ajoutée marchande), soit 200 millions d’euros. En 2016, cette branche emploie 3,5 % des effectifs salariés et elle rassemble 10,9 % des entreprises.
Les herbages destinés à l’élevage (28,7 %), et les terres affectées à la culture de la banane (26,2 %) et de la canne à sucre (16,8 %), occupent plus de 70 % de la surface agricole utilisée (SAU) totale en Martinique en 2016. À l’exception des exploitations dédiées à la banane et à la canne à sucre, l’agriculture martiniquaise est majoritairement constituée de petites exploitations maraîchères et vivrières. Depuis 2000 la SAU baisse à un rythme de 500 Ha / an. Ainsi, 53 % des exploitations sont-elles petites, 32 % moyennes, et 15 % grandes. La taille moyenne des exploitations est de 8,0 hectares. Du fait de l’importance du travail salarié dans les nombreuses plantations de bananes le volume global de travail agricole est en majorité apporté par des salariés permanents plutôt que par les chefs d’exploitation. Ils y contribuent à 53 % (contre 4 % en Guyane et 21 % en Guadeloupe).
La production de banane est l’activité agricole principale en Martinique. Elle génère 68 % de la valeur ajoutée du secteur primaire à elle seule. L’étroitesse du marché local et le dynamisme de la demande extérieure font que plus de 95 % de la surface agricole employée à la banane est dédiée à des variétés d’exportation. La banane de la Martinique représente 16 % de marché français et 1,6 % de celui de l’union européenne. En 2016, les surfaces destinées spécifiquement à l’exportation de bananes atteignent 5 842 hectares, soit à elles seules 25,6% de la SAU. Deuxième production agricole de la Martinique après la banane, la canne à sucre est cultivée sur une surface fortement contrainte par la concurrence des autres productions agricoles et par l’urbanisation. Les cannes dévolues à la production de rhum et du sucre sont en baisse.
Elles représentent respectivement 81,3 % et 18,7 % de la canne utilisée par la filière canne-sucre-rhum. La production de rhum est la principale activité agroalimentaire de la Martinique avec 20,4 % de la valeur ajoutée de la branche agroalimentaire. Elle assure 22,3 % de la valeur d’exportation de biens (hors produits pétroliers) de l’île. Le rhum constitue le deuxième produit d’exportation, derrière la banane. Depuis 1996, le rhum de la Martinique bénéficie de l’Appellation d’Origine Contrôlée (AOC) qui permet de certifier l’authenticité de la qualité de la production. Le rhum produit en Martinique comprend le rhum agricole, fabriqué à partir de jus de canne fermenté, et le rhum industriel ou de sucrerie, obtenu à partir de mélasse. L’île compte 12 distilleries, dont 7 produisant du rhum agricole et 3 reconverties en site touristique avec chais de vieillissement.
La filière des fruits et légumes est structurée autour de l’interprofession qui regroupe neuf organisations de producteurs et représente 31,9 % de la production locale. La part du secteur 166 organisé est plus importante s’agissant des fruits (74,2 %), tandis que le secteur non organisé est prépondérant dans la production de légumes (74,0 %). En dépit de la diversité de l’offre légumière et fruitière locale, la faiblesse des volumes produits ne permet pas un approvisionnement régulier de la grande distribution. En 2016, la production locale ne couvre que 37,2 % de la consommation, les importations couvrant 62,8 % de la consommation locale. La production animale est assurée environ 250 éleveurs regroupés au sein d’une interprofession. La production locale ne couvre que 16,8 % de la consommation locale de viande, les importations en couvrant 83,2 %.
La filière pêche compte 8 ports de pêche et 16 aménagements pour la pêche d’intérêt départemental (APID). La flottille est relativement vétuste (âge moyen : 18 ans) et les techniques de pêches essentiellement artisanales. Ainsi, plus de 92,0 % des marins-pêcheurs pratiquent-ils la petite pêche, les autres étant spécialisés en pêche au large (4,8 %) et pêche côtière (2,8 %). Selon des estimations, la production locale ne couvrirait que 9,9 % de la consommation martiniquaise en 2016.
SAINT LUCIA
Capitale Castries (22 000 hab.)
Population 178 000
Superficie 616 Km2
Densité 289 hab./Km2
Langue officielle Anglais
Monnaie Dollar des Caraïbes orientales (XCD)
Fête nationale 22 février
Dirigeants Gouverneur Général : Sir Neville Cenac (Janvier 2018)
Premier ministre: Allen Chastanet (juin 2016)
PIB/hab 8 555 $USD (2017) (constant 2010 US$)
Agriculture dans PIB 2,9 %
Pop. active dans Agric. 21,7 %
IDH Rang : 90ème 0,735 / 1 (2015)
____________________________________
L’agriculture de Sainte-Lucie est la principale activité économique des populations rurales et, à ce titre, joue un rôle important dans le développement socio-économique de ces communautés. Les nombres des recensements indiquent que le secteur agricole est à la baisse (tant dans ses superficies cultivées qui ont diminué de plus de 45 % ces 15 dernières années pour atteindre moins de 12 000 Ha, qu’en ce qui concerne la proportion de la population active travaillant dans l’agriculture, qui était de 35 % dans les années 1980, et se situe aux alentours de moins de 8 % en 2015). La plus forte diminution du nombre d’exploitations s’est produite dans la partie urbaine de Castries (-49 %), suivie de la Soufrière (-43 %) et des Canaries (-42 %). La contribution du secteur agricole au PIB total a considérablement diminué au cours de la dernière décennie, et représentait environ 2,8 % du PIB en 2014.
Malgré la baisse de la contribution du secteur agricole au PIB, environ 3,1 %, l’agriculture reste un secteur vital de l’économie de Sainte-Lucie. Le déclin de l’industrie de la banane, dû à la perte des marchés préférentiels de l’UE, mais également la vulnérabilité des plantations aux ouragans et à la cercosporiose noire, ont été les principaux facteurs de la baisse globale du secteur agricole. Il y a donc eu un changement évident dans la structure du secteur agricole. Les «autres cultures» (plantains, eddoes, dasheen, ignames et patates douces) et les sous-secteurs de l’élevage sont devenus les piliers du secteur. Les allocations budgétaires au secteur agricole ont affiché une tendance à la baisse sur la période 2011-2016, passant de 12,81 M€ à 10,18 M€. Au cours de cet exercice, 45 % de ces dépenses ont été consacrés aux dépenses courantes, et 55 % ont servi à financer des projets d’investissement. En 2016, le budget affecté à l’agriculture représente 2,4 % du budget total. L’agriculture à Sainte-Lucie est principalement de petite taille, la taille moyenne des exploitations étant estimée à 1,2 Ha. Les pratiques de production agricole sont généralement un système de production traditionnel avec une utilisation limitée des technologies modernes.
Sainte-Lucie est, traditionnellement, le plus grand exportateur de bananes des îles du Vent et représentait 55 % de la production de la zone, et jusqu’à 85 % du total des exportations en 2014, suite à l’effondrement des productions de La Dominique et St-Vincent. Au cours des huit dernières années, la production de bananes à Sainte-Lucie a sensiblement diminué, ce qui a entraîné une migration importante des agriculteurs hors de l’industrie. En réponse à la baisse des performances de l’industrie de la banane au cours des dernières années, des efforts plus importants ont été concentrés sur la réhabilitation des industries du cacao qui constitue désormais l’un des piliers essentiel de la restauration et la diversification du secteur agricole. Il existe aujourd’hui une demande croissante pour les fèves en provenance de Sainte-Lucie qui a vu ses exportations presque multipliées par deux. Le café de niche, produit à une échelle très modeste est également devenu un marché en croissance pour le café de haute qualité.
Synonyme de croissance de la demande locale de fruits associée à une population soucieuse de la santé, la production locale de fruits et légumes a également augmenté au cours des dix dernières années. L’aide continue fournie aux agriculteurs dans le cadre du programme de soutien de Consolidated Foods Limited (LFC) a contribué à la croissance des achats de légumes (+61 %). En matière d’élevage, l’industrie avicole locale représente 28,7 % du poulet, et 100 % des œufs consommés sur l’île; mais la production est freinée par la cherté des aliments transformés localement alors que le gouvernement a mis en place un «filet de sécurité» pour protéger l’industrie avicole locale contre le poulet importé.
La pêche marine et continentale, même si elle reste majoritairement artisanale, demeure vitale pour l’économie de Sainte-Lucie. Environ 70 % des débarquements annuels sont constitués d’espèces pélagiques migratrices, les 30 % restants étant constitués d’espèces de récifs et de bancs. La plupart des poissons débarqués sont consommés localement, contribuant ainsi de manière significative à la sécurité alimentaire nationale. Le gouvernement de Sainte Lucie, avec le gouvernement du Canada et le Japon, a investi dans plusieurs infrastructures de pêche tout au long de l’île, ainsi que dans une politique active de sensibilisation et d’utilisation de dispositifs de concentration du poisson (DCP) par les pêcheurs. La Fish Marketing Corporation s’occupe de la transformation du poisson et de la commercialisation au froid des poissons et des produits du poisson.
L’industrie de l’aquaculture est considérée comme un élément important de la poussée de diversification agricole. En ce qui concerne l’aquaculture continentale, la crevette d’eau douce asiatique Macro brachium rosenbergii et le tilapia du Nil Oreochromis niloticus sont les deux espèces élevées à Sainte-Lucie. L’aide apportée par Taïwan pour la construction d’une nouvelle installation aquacole, à Union, a accru le potentiel de croissance de la production actuelle de crevettes d’eau douce et de tilapia.
Le développement du secteur de la transformation agroalimentaire est vital dans la volonté d’ajouter de la valeur à la production de produits agricoles non traditionnels. Par l’intermédiaire du ministère de l’Agriculture, a été établie l’usine de transformation agroalimentaire à Fond Assau, Babonneau. Cette installation permet de transformer une large gamme de fruits et légumes produits localement, en ajoutant de la valeur ;, augmentant, ainsi, le niveau de production agricole, la consommation de produits locaux, et augmentant la sécurité alimentaire.
SAINT VINCENT AND THE GRENADINES
Capitale Kingstown (27 000hab.)
Population 109 000
Superficie 389 Km2
Densité 280,2 hab./Km2
Langue officielle Anglais
Monnaie Dollar des Caraïbes orientales (XCD)
Fête nationale 27 octobre
Dirigeants Gouverneur général : Sir Tapley Seaton (Mai 2015)
Premier ministre Ralph Gonsalves (depuis mars 2001)
PIB/hab 6 742 $USD (2017) (constant 2010 US$)
Agriculture dans PIB 7,1 %
Pop. active dans Agric. 26 %
IDH Rang : 99ème 0,722 / 1 (2015)
____________________________________
L’économie de Saint-Vincent-et-les Grenadines repose, en grande partie, sur l’agriculture, qui contribue pour près de 7 % du produit intérieur brut, et 6 % de la population active. La banane reste la principale culture, bien que son importance ait diminué de manière significative, et que la culture de plantes-racines telles que le manioc, l’eddoe, le dasheen yam et la patate douce, ait augmenté.
Le gouvernement a mis en œuvre une série de réformes structurelles visant à promouvoir les investissements dans le secteur agricole grâce à la restructuration de l’industrie de la banane et à la diversification agricole, avec une série d’incitations fiscales et de services de soutien agricole. D’autres produits agricoles clés sont : les noix de coco, l’amidon d’arrow-root, les épices, ainsi qu’un petit nombre de bovins, de moutons, de porcs et de chèvres. Le poisson, les plantains, les ananas et les poivrons prennent également de l’importance. Cependant, le secteur reste vulnérable à la suite des pertes consécutives aux incidents météorologiques. La crise de la banane a entraîné un ralentissement de l’ensemble des investissements financés sur ressources intérieures, et du rythme de croissance économique. Des efforts importants sont déployés par le Gouvernement et les organisations de producteurs pour récemment pour assurer le redressement de l’industrie. Une stratégie possible consiste à se concentrer sur les marchés biologiques et «équitables» en Europe.
D’autres cultures importantes comprennent les noix de coco, les patates douces et les fleurs ornementales, dont certaines sont exportées vers des marchés de niche au Royaume-Uni et aux États-Unis. Près de 3 000 Ha ont été mis à disposition des petites exploitations par le gouvernement pour encourager la diversification. L’arrow-root, traditionnellement utilisé comme épaississant alimentaire a développé des utilisations industrielles et la superficie de cette culture s’est accrue ces dernières années, faisant de Saint-Vincent-et-les Grenadines le plus grand producteur mondial.
La production animale n’a jamais joué un rôle majeur à Saint Vincent, et n’a pas réussi à suivre la demande globale de produits d’élevage. Avec l’aide de la FAO, le Gouvernement a engagé un programme pour aider à renforcer les capacités des petits ruminants auprès des petits producteurs qui disposent de champs de démonstration et de la diffusion de bonnes pratiques La pêche, essentiellement le fait d’une petite flottille artisanale, est très active sur de nombreux sites principalement proches des côtes mais reste dans l’incapacité de subvenir aux besoins de la consommation locale. Les efforts sont concentrés vers le renforcement de la pêche au large qui disposent de nombreuses espèces de haute qualité.
Il convient, enfin, de mentionner que le tourisme maritime est un secteur clé pour la création d’emplois et de revenus. Les paysages exceptionnels des Grenadines et Tobago Cays en particulier, attirent un nombre très important de visiteurs (+ de 300 000) et de navires de croisières qui font peser des menaces sur la biodiversité
SURINAME
Capitale Paramaribo (239 000 hab.)
Population 591 919
Superficie 163 265 Km2
Densité 3,6 hab. /Km2
Langue officielle Néerlandais
Monnaie Dollar surinamien (SRD)
Fête nationale 25 novembre
Dirigeants Président: Desi Bouterse (juillet 2015)
Vice-Président : Ashwin Adhin (juillet 2015)
PIB/hab 8 043 $ US (2017) (constant 2010 US$)
Agriculture dans PIB 9 %
Pop. active dans Agric. 3 %
IDH Rang : 97ème 0,725 (2015)
____________________________________
Le Suriname constitue une superficie de 16,4 millions d’hectares. Sur les 16,4 millions d’hectares de terres du Suriname, 1,5 million d’hectares sont considérés comme adaptés à l’agriculture. Sur la superficie de 1,5 million d’hectares, environ 120 000 ha (8 %) sont actuellement utilisés. Le potentiel agricole de l’intérieur est d’environ 400 000 ha. Les activités agricoles sont concentrées dans la plaine côtière.
Avec une contribution au PIB estimée à environ 9 %, à l’emploi de 3 %, l’agriculture reste un secteur important de l’économie du Suriname, même si, avec la pêche et le bois, ces secteurs ne génèrent qu’environ 2,34 % des recettes au Suriname, ce qui les place loin derrière les principales sources locales de création de richesses.
Le secteur agricole comprend moins de 10 000 petits exploitants, dont 85 % vivent dans la zone côtière où, pour le riz et les bananes, des techniques de production modernes et axées sur le marché sont pratiquées. Les 15 % restants d’agriculteurs (Amérindiens et Marrons) vivent à l’intérieur, où l’agriculture de subsistance est pratiquée. Le riz et la banane sont les principales productions, suivies des légumes et des fruits. Le riz est l’aliment de base le plus important. Ce produit est également une culture d’exportation importante pourvoyeuse de devises étrangères. La production de riz est une activité d’agriculteurs à moyenne et grande échelle utilisant des techniques de production modernes et axées sur le marché.
Le Suriname reste cependant un importateur net de denrées alimentaires, malgré une croissance indéniable de la production ces dernières années. Un aspect clé de la politique commerciale est que pratiquement toutes les exportations agricoles du pays dépendent des préférences commerciales. Le riz et les bananes représentent « près de 80 % des exportations totales de produits agricoles », bien que les droits à l’importation continuent de protéger la production agricole nationale.
Dans sa déclaration en 2011, le gouvernement du Suriname déclare qu’il accorde « une haute priorité à un ensemble de programmes ayant pour objectif de satisfaire 85% des besoins alimentaires du pays et au moins 50% de la production est destinée à l’exportation. »
L’importante façade maritime du Suriname a favorisé le développement du secteur de la pêche qui emploie près de 5 000 personnes. L’intense fréquentation de la zone de pêche par les navires fait, cependant, peser le risque de surexploitation.
TRINIDAD AND TOBAGO
Capitale Port of Spain (49 031 hab.)
Population 1,365 million
Superficie 5 128 Km2
Densité 266,2 hab./Km2
Langue officielle Anglais
Monnaie Trinidad and Tobago dollar
Fête nationale 31 août
Dirigeants Président : Paula Mae Weekes (mars 2018)
Premier ministre : Keith Rowley (septembre 2015)
PIB/hab 15 351 $USD (2017) (constant 2010 US$)
Agriculture dans PIB 0,4 %
Pop. active dans Agric. 3,4 %
IDH Rang : 64ème 0,780 / 1 (2015)
____________________________________
La contribution du secteur agricole au produit intérieur brut (PIB) de Trinidad & Tobago a chuté sous la barre des 1 %, et stagne à moins de 0,5 %. Consécutivement, la facture d’importation de produits alimentaires a augmenté, générant une consommation considérable de devises. Au cours de la période de 2003 à 2016, la facture d’importation de produits alimentaires était estimée à 7,58 milliards d’euros.
Dans sa programmation budgétaire de 2018, le Gouvernement s’est fixé l’objectif de doubler la production du secteur agricole les deux prochaines années afin de réduire sa dépendance alimentaire.
D’importants programmes d’investissements dans les infrastructures et dans la formation sont inscrits dans la stratégie de relance voulue par le gouvernement. Le programme de réhabilitation du cacao est en cours, et développe douze groupements de cacao, avec l’amélioration des installations de fermentation et de séchage du domaine de La Réunion. Le Programme communautaire pour la protection et la mise en valeur de l’environnement (Cepep) à l’agriculture, prévoit, dans les domaines ciblés, du reboisement, de la préservation, de la plantation et du rajeunissement du terrain.
Le secteur agricole de la Trinité-et-Tobago bénéficie de très nombreuses de mesures incitatives, notamment l’exonération de l’impôt sur le revenu des exploitations agricoles approuvées, les allégements fiscaux sur les véhicules, l’équipement, les matières premières et autres intrants : marchés, matériel de plantation, routes d’accès, baux fonciers publics et autres. Cependant, malgré toutes ces incitations, qui existent depuis des années, le nombre de personnes travaillant à temps plein dans l’agriculture et l’agro-industrie continue de diminuer. L’agriculture à temps plein n’est plus attrayante pour beaucoup de gens, et est considérée par beaucoup comme insuffisamment rémunératrice. Par conséquent, de la même façon que notre programme d’encouragement aux petites entreprises, va être mis en place un programme de soutien financier agricole, avec des subventions allant jusqu’à 12 600 € pour les agriculteurs nouveaux et existants.
Les subventions serviront à financer l’achat de semences, de matériel de plantation, de bétail, d’outils, d’aliments, de produits chimiques, d’équipement, de moteurs et d’autres intrants essentiels à l’agriculture, pour fournir le capital de démarrage nécessaire aux agriculteurs. l’achat de véhicules ou d’autres biens non essentiels. Pour démarrer le programme, une allocation de 20 millions de dollars a été inscrite au budget de 2018.